Texte Libre

Critiquer et combattre les religions est et restera toujours pour les incrédules non seulement un droit inaliénable ,mais un devoir impérieux tant que ces religions resteront oppressives .
Et elles nepeuvent mieux à les inciter a le faire qu'en osant invoquer les droits de l'homme au secours de Dieu,qu'en osant se réclamer des Lumières pour défendre l'obscurantisme ,qu'en osant brandir l'érendard de la tolérance contre le libre examen et qu'en osant prétendre lutter contre le racisme quand elles cherchent à perpétuer l'asservissement. 

René Pommier

Dimanche 15 novembre 2009

Qu
alité des soins





Le professeur Pierre Coriat, président de la commission médicale d'établissement de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), a assuré, dimanche 15 novembre, qu’il démissionnerait en cas de maintien du plan de suppressions de 1.150 postes en 2010.

Ce plan fait suite au déficit estimé en mars de près de 100 millions d'euros en 2009  qui avait déjà fait envisager un plan de suppression de 700 emplois.

L’AP-HP assure des missions de soins, d’enseignement, de recherche médicale, de prévention, d’éducation de la santé et d’aide médicale urgente et constitue le centre hospitalier universitaire d’Ile-de-France. L’ensemble des spécialités médicales (52) y sont représentées, par 37 hôpitaux ou groupes hospitaliers et de l’Hospitalisation, 720 services médicaux organisés en 176 pôles.

 

Selon l’Etat prévisionnel des recettes et des dépenses (EPRD) 2009, 700 suppressions d’emplois ont été actées. 228 millions d’euros d’économie sur les charges de personnel sont prévus dans le projet social 2009-2012, représentant la suppression de 5700 emplois. Ainsi le budget 2009 prévoyait des économies souhaitées par le Ministère de la santé de près de 60 millions d’euros au total, dont 46 millions sur la masse salariale.

 

En mars 2009, le collectif hospitalier de l’AP-HP regroupant les médecins, chirurgiens, pharmaciens, biologistes, odontologistes de l’Assistance publique avait affirmé leur opposition à la suppression des emplois médicaux et paramédicaux dans les hôpitaux pour des raisons purement comptables, non justifiée par des objectifs médicaux ou par une activité insuffisante : « cette réduction massive et programmée des personnels médicaux et paramédicaux ne peut qu’altérer la qualité des soins et réduire l’accès aux soins ».

 

Selon le Pr. Coriat, également chef du service anesthésie-réanimation de l'hôpital de la Pitié Salpêtrière "Si on supprime 1.000 emplois soignants non-médicaux et 150 postes de médecins, cela va nuire à la qualité des soins". "Le projet actuel risque de casser l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Pour calculer le budget de l'hôpital, le ministère de la Santé a sous-estimé notre activité ». Rappelons que l’AP-HP employait 12 389 médecins en 2007 contre 12 272 en 1997, les effectifs globaux de 1997 à 2007 sont donc restés globalement stables ces dernières années sur les postes médicaux.

 

Le budget de l’AP-HP qui ne dépendait jusqu’à présent que du Conseil de tutelle (ministères de la santé et du budget) devrait passer sous l’autorité de l’agence régionale de santé (ARS) qui devra gérer l’enveloppe régionale budgétaire de l’ensemble des hôpitaux (AP-HP, public, privé). Cet amendement ramène les hôpitaux de l’assistance publique de Paris dans le droit commun. Le contexte actuel du projet médical, visant à l’amélioration de la qualité des soins, est donc très tendu en raison de la difficulté de la situation financière de l’AP-HP et des contraintes imposées par les tutelles (Ministère et ARS).

 

Mise en ligne : Maurice Chevrier, Santé log, le 15 novembre 2009 (Photo Ministère de la santé, vignette HAS)

Article paru sur le site :

http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-suppression-de-postes-a-l-ap-hp-refus-du-pr%C3%A9sident-de-la-cme_2165.htm

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Dimanche 15 novembre 2009

Bas les pattes devant la lutte des femmes !

 

Notre soutien doit leur être acquis et tout relativisme culturel ne fait que conforter leurs bourreaux.

Ce cri d'espoir et de colère poussé avec force et talent par une intellectuelle féministe algérienne saura t-elle convaincre tous ceux et toutes celles qui se sont trompés de combat?

L'auteure s'adresse à ces militants de gauche qui au nom d'un relativisme culturel en arrivent à couvrir l'islamisme et son aile faussement modérée.


Il est essentiel de comprendre que tout accommodement avec les islamistes ne peut que réconforter ceux là même qui dans le monde et en France n'ont qu'un double objectif : s'en prendre aux libertés démocratiques et maintenir leur domination sur les femmes soumises à dieu et aux hommes.


L'auteure revient sur les débats qui ont eu lieu autour du voile islamique à l'école en apportant un point de vue spécifique et argumenté. Considérer que le voile islamique est de même nature que la petite croix ou de tout autre signe religieux conduit à banaliser ce signe du soumission des femmes.



C'est au nom du féminisme et de l'affirmation de l'égalité des droits entre les hommes et les femmes qu'il fallait agir et légiférer.

Comme l'écrivit Latifa Lakhdar : « Le voile est le signe de l'enfermement théologique des femmes et la sanctification de l'ascendant de l'éros musulman sur l'éthos musulman »


 Pourquoi des intellectuels anti colonialistes préfèrent discuter avec Tariq Ramadan plutôt qu'avec les militants et militantes qui en Europe ou dans les états théocratiques continuent à lutter contre l'intégrisme et pour le manifeste des libertés?


En arriveraient-ils à couvrir derrière le paravent d'une affirmation prétendument anti raciste un féminisme oublié ou abandonné?

 Pourquoi ceux qui hier ont combattu l'impérialisme et lutté pour la libération des femmes en arrivent-ils à oublier les principes qui ont guidé leurs actions?

 « Nous sommes-nous libérés du colonialisme pour retrouver les vieilles obédiences féodales, tribales, maraboutiques et autres confréries religieuses? »


Au-delà des cultures, des origines, chaque être humain n'a t-il pas le droit au même ciel étoilé?

 Des pays islamistes, reconnus et soutenus par des nations démocratiques continuent en toute impunité à pratiquer l'esclavage : des gamines mauritaniennes de 6, 7, 8 et 9 ans sont ainsi vendues comme objets sexuels à des vieillards saoudiens!


Il faut que cela cesse et donc que ce combat contre l'obscurantisme soit mené vigoureusement.

« Tous les jours; le rêve universaliste se fracasse sur les images de la diversité, et cette diversité, qui était un espoir, est devenu un cauchemar. »

Il nous faut, sans faiblesse, lutter contre les intégristes de toutes obédiences et les femmes quelles que soient leurs origines et leurs lieux de résidence doivent exercer les droits universels qui sont inscrits dans le texte de la déclaration universelle des droits de l'homme.

 

Jean-François Chalot

Editions Gallimard

148 pages /octobre 2009 /9,50€

 

L’AUTEURE


Wassyla Tamzali, 68 ans avocate à Alger, ex-directrice du droit des femmes à l’Unesco, défenseure des droits des femmes.

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Dimanche 15 novembre 2009

lundi 9 novembre 2009, par Halim Akli


Suite à votre article "Le voile : protection ou instrumentalisation des femmes ?" publié sur le site de notre amie Nadia Geerts, permettez-moi de vous apporter le point de vue du laïque nord-africain que je suis.


J’ai trouvé votre attitude très intéressante. Vous vous définissez comme musulmane, vous avez saisi les enjeux liés à l’intégrisme islamiste, ce fascisme vert du XXIème siècle et, vous tentez, par conséquent d’apporter votre précieuse contribution à la libération des femmes musulmanes en particulier et des femmes belges en général, des visions confuses pour ne pas dire carrément fausses qu’on se fait souvent des islamistes.

Une véritable mise en garde contre ce danger pour la cohésion sociale et la stabilité politique ; véritable socle pour toute perspective d’épanouissement et de développement de la collectivité.


Je relève cependant une insuffisance qui me paraît fondamentale à savoir, cette tendance à présenter l’islamisme comme une fausse interprétation de l’islam qui, selon ce point de vue qui se veut tantôt stratégique, tantôt populiste et tantôt autre compromettant, serait parfait, profondément irréprochable et totalement innocent par rapport à la violence qui a jalonné l’expansionnisme de l’islam depuis Mahomet à nos jours. Or, il est de notoriété publique que le dogme islamique reposant sur un corpus de versets et de hadiths, dont un certain nombre, très explicite et confirmé par ailleurs par les exégètes de l’islam et autres ulémas reconnus et représentatifs de la pensée musulmane, fait état d’une apologie assumée du crime, de la violence, de l’intolérance et de la misogynie.


Des islamologues éclairés, du reste denrée rarissime, ont été jusqu’à dénoncer cela en proposant tout simplement une réforme de l’islam qui, affirment –ils, comportait bien des versets et des hadiths totalement incompatibles avec notre époque et avec tout idée de démocratie, de tolérance et de république. Il conviendrait donc aux citoyens qui se définissent comme musulmans laïques et respectueux des valeurs démocratiques et de modernité, de se démarquer de ces versets et de ces hadiths, car au demeurant, ces questions internes à l’islam ne concernent au final que les musulmans eux-mêmes. Or jusqu’à preuve du contraire, ce sont les islamistes qui sont la vitrine de l’islam et qui le connaissent dans le détail, contrairement aux « musulmans » laïques qui, eux, ne connaissent de l’islam que des bribes hérités par la tradition et quelques versets, en partie incompris, imposés par l’école et qui donc, ne doivent finalement leur esprit de tolérance qu’à leur méconnaissance des textes de l’islam dans leur ensemble !


La religion étant une question de foi et d’idées transcendantes à l’intérieur d’un individu, celle-ci n’a aucunement besoin de s’exhiber sur la place publique contrairement à la quintessence même de toute idéologie fasciste et fascisante qui a grandement besoin de signes distinctifs extérieurs pour maintenir en permanence sa visibilité dans la société. Ces signes apparents sont en fait les moyens de communications par lesquels la propagande et son corollaire l’expansionnisme, s’exercent en permanence, faisant le lit au bourrage des cerveaux, à l’endoctrinement, à la manipulation, aux intimidations, à la corruption, à l’exploitation des désarrois collectifs et individuels… à travers les rencontres, les meetings, les conférences, les cours dans les mosquées, les regroupements de jeunes sous couverts de colonies de vacances, de séminaires, de sorties, de camping, les supports subversifs de la littérature intégristes (livres, CD, internet…)


Une fois de plus, cette question de réforme, d’adaptation de l’islam aux valeurs démocratiques, à la laïcité, à l’esprit de liberté et tout simplement au monde d’aujourd’hui, ne regarde et ne concerne que les musulmans et l’islam à l’intérieur de leurs mosquées. Dans les pays occidentaux comme dans les républiques du sud qui se battent pour un ordre laïque, il n’est et ne devra jamais être question de lier le débat sur le dogme islamique aux valeurs de démocratie qui portent ces sociétés. La laïcité fait que les questions internes aux religions ne doivent, en aucun cas, s’inviter sur la place publique, pour la simple raison qui fait que, les lois et les valeurs sociétales et institutionnelles ne devraient aucunement s’accommoder ni s’imprégner, de près ou de loin, de religion au motif d’une certaine conception décousue de l’identité culturelle, des droits de l’homme, de la liberté et du droit à la différence.



La rigueur démocratique et républicaine ne doit souffrir d’aucune équivoque pour repousser la religion dans son espace naturel (Mosquée, Eglise, Synagogue, Temple…) où ses pratiquants auront toute la liberté et toute la latitude d’organiser la pratique de chaque foi et, cas de l’islam en particulier, de débattre et de décider (enfin) sur l’opportunité ou pas d’une réinterprétation du coran et de la Sunna (tradition mahométane) et/ou la suppression pure et simple des versets et hadiths qui ne souffrent d’aucune ambiguïté par rapport à leur portée antidémocratique, misogyne et faisant l’apologie de la violence. Tant que l’on n’aura pas compris que la religion ne peut plus être considérée comme élément constitutif de l’identité culturelle, étant différemment appréhendée, voire même carrément non partagée, au sein d’une seule et même communauté, l’intégrisme continuera d’exploiter ces confusions sémantiques et ces petites lâchetés politiques pour grignoter, chaque jour un peu plus, sur le terrain de la république.


Ainsi, ayant toujours vécu dans un pays frappé de plein fouet par l’obscurantisme islamiste, je suis plus que jamais convaincu qu’aucune concession à cette idéologie, aussi minime soit-elle, ne pourrait être justifiée, car à chaque fois que la Démocratie recule d’un pas, l’intégrisme avance d’un autre et crie victoire ! Tout le reste n’est que littérature.


Salutations laïques

Halim Akli

Par le blog laïque de champs - Publié dans : Laïcité
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Dimanche 15 novembre 2009

Source : La Tribune.fr - 12/11/2009

Selon la dernière étude Deloitte, les dépenses pour les fêtes de fin d'année devraient encore baisser en France malgré un retour certain à l'optimisme. Prudents, les Français recherchent toujours les cadeaux utiles et les promotions. A moins qu'ils ne cherchent finalement à s'évader de la crise en cédant à la tentation de la consommation.

                                                               Noël

Après un Noël 2008 marqué par la crise, le Noël 2009 sera-t-il plus enchanté ? Pas sûr, car fidèles à eux-mêmes, les Français ont décidé de répondre de manière paradoxale. Ainsi, selon l'étude annuelle du cabinet Deloitte sur les intentions d'achats, les dépenses pour les fêtes sont attendues en baisse de 3,5% en France, et même de 6,3% en Europe de l'Ouest.


Mais si les prévisions sont encore en repli, reste qu'elles marquent un ralentissement de la tendance négative. L'année dernière, la baisse des dépenses était en effet estimée à 5,1% en France. A l'instar du rebond des marchés financiers, la reprise de l'économie se fait donc sentir. L'étude note un "redémarrage" et une "décélération de la perception de baisse du pouvoir d'achat". De fait, 65% des Français estiment que l'économie est en récession contre une large majorité de 89% en 2008. Et l'optimisme est de retour pour 2010.


Deloitte note une inversion de tendance et un regain d'optimisme tel que non observé depuis trois ans. 18% des Français pensent que leur pouvoir d'achat sera meilleur contre 9% l'année dernière. De même, 43% d'entre eux pensent que la situation va rester stable contre 26% en 2008. Par ailleurs, 61% des Français disent ne pas ressentir directement la crise.


Dans ce cas-là, pourquoi une baisse des intentions d'achat ? Car malgré l'optimisme, l'ambiance de crise reste bien présente. C'est ce climat toujours morose (conforté notamment par la hausse du chômage) qui motive 64% des Français qui ont l'intention de réduire leurs dépenses, plus que d'éventuelles difficultés financières. L'aspect psychologique l'emporte donc sur la réalité des finances des Français. " La première cause de non-consommation est avant tout le moral au plus bas des Européens comme des Français", assène Deloitte.


Mais attention toutefois à la tentation de la consommation pour oublier la crise. Car les Français réputés pour leur tempérament latin pourraient opter pour une vision plus épicurienne. L'étude l'indique bien:  il n'est pas nécessaire d'avoir des innovations pour pousser à la consommation. On veut oublier la crise et être libérés de nos inquiétudes !


Comment va-t-on acheter ?


De ce côté-là, pas de surprises, les tendances observées l'année dernière se confirment. Comme pour le Noël 2008, Noël 2009 sera marqué par toujours plus de raison et de cadeaux utiles. Les Français se méfient des achats d'impulsion, font attention aux promotions et aux problématiques de développement durable. 52% d'entre eux disent faire un budget pour les fêtes de fin d'année et 56% affirment avoir le même montant à dépenser que l'année dernière.


Deloitte estime à 650 euros l'ensemble des dépenses des Français liées à Noël (cadeaux, divertissements et alimentaire), un budget considéré comme "un plancher de dépenses incompressible". La valeur moyenne du cadeau va progresser, de 42 euros contre 32 euros l'an dernier, mais le nombre de cadeaux envisagés est réduit de 11 à 10. Si le cercle familial est préservé, ce sont les collègues et les oeuvres caritatives qui vont encore faire les frais de la parcimonie des consommateurs. 


Avec la crise, ces derniers ont appris à être prudents pour adopter de nouveaux critères de dépenses (acheter mieux et juste). Des comportements que l'étude juge comme des changements structurels et qui devraient donc se maintenir une fois la crise passée. 63% des Français affirment qu'après la fin de la crise, ils ne vont pas augmenter leurs dépenses mais dépenseront autant. 9% envisagent de baisser leurs dépenses et 29% de les augmenter.


Serait-on donc entré dans une ère de consommation maîtrisée ? L'étude précise que la tentation de la consommation devrait reprendre en partie le dessus mais ces changements ne sont néanmoins à ne pas négliger par les distributeurs. Pour ces derniers, la tendance de l'année dernière se confirme également avec des marques de distributeurs qui prennent l'ascendant sur les marques nationales réduites désormais à n'être qu'une solution alternative.


Les hypermarchés gardent une part dominante car offrant des prix intéressants et un large choix. 61% des Français déclarent qu'ils y feront leurs courses de Noël. Mais la prépondérance d'Internet ne fait pas défaut cette année. 42% des consommateurs français comptent acheter sur le web.


Les cadeaux tendances


Les cadeaux utiles restent en tête avec comme numéro un des cadeaux souhaités... de l'argent (pour 42% des Français). 36% d'entre eux souhaitent des vêtements ou chaussures et 36% également des chèques cadeaux.


Mais ces souhaits ne seront pas tous réalisés puisque le premier cadeau offert reste le livre (36%), "pas le premier cadeau souhaité, mais celui qui coûte le moins cher", fait remarquer l'étude. Viennent ensuite les cosmétiques (29%) et les CD (28%). Les chèques cadeaux ne devraient être achetés que par 21% des Français alors qu'ils sont pourtant très demandés.


Pour les enfants, la hotte du Père Noël devrait apporter essentiellement des jeux éducatifs (40%), des livres (31%) et des jeux de construction (20%). Les adolescents restent toujours aussi difficiles à cerner et devraient donc recevoir essentiellement de l'argent (25% des cadeaux offerts), des livres (20%) et des CD (18%). Pas sûr que l'absence de produits électroniques (jeux vidéo et autres consoles) ravissent les petits et les plus grands. Dans ce cas-là, une dernière solution existe : la revente des cadeaux. Pas très glorieux mais la mesure tend pourtant à se généraliser. Seuls 5% des Français disent ne pas l'envisager.


(retrouvez l'étude complète de Deloitte)

 

Blandine Hénault

Par le blog laïque de champs - Publié dans : Crise financière et économique
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Samedi 14 novembre 2009
Propos recueillis par Bénédicte Charles - Marianne

Dans un livre qui fait déjà débat, Djemila Benhabib décortique la stratégie de conquête des islamistes, notamment dans les banlieues françaises. Et se paie au passage les petites soldates du fascisme vert qui osent défendre le voile au nom du féminisme !


 
                    D. Benhabib: «Le voile de Diam's est une régression. Et c'est notre échec»
Marianne2 : Dans votre livre, vous vous élevez contre ceux qui évoquent un « féminisme nouveau genre », ce « féminisme » des femmes musulmanes pratiquantes, voilées « par choix »…
Djemila Benhabib* : Pour moi, le féminisme, c’est corriger les injustices à l’égard des femmes, les discriminations. Or les grandes religions ne sont pas porteuses d’égalité entre hommes et femmes.
En occident, les femmes ont réussi à s’émanciper pleinement, grâce à leur combat, notamment contre la religion. Ce qui prouve qu’on ne peut pas s’inscrire dans un référentiel religieux lorsqu’on parle d’égalité entre hommes et femmes. Seule la laïcité le permet.
Dans l’Islam, les femmes n’ont pas l’autorité parentale, la polygamie est permise, la répudiation et les violences conjugales aussi, l’homosexualité est interdite… On aurait pu penser que le « féminisme nouveau genre » s’attaquerait à ces problèmes. En fait, il se contente de les justifier. C’est ça, le féminisme ?

Dernièrement, la conversion à l’Islam et au voile de la rappeuse Diam’s, jusqu’ici symbole du combat des jeunes femmes des cités, a déclenché une étrange polémique entre les partisans de la laïcité, taxés d’islamophobie, et les « progressistes » qui considèrent que le voile est un choix personnel. Qu'en pensez-vous?

Cette histoire est symptomatique d’une régression marquée, notamment dans les banlieues des grandes villes françaises, où se concentre une forte population maghrébine et/ou musulmane.
La République n’y joue plus son rôle. Les populations sont abandonnées. Or la nature a horreur du vide. Les islamistes ont eu ici un boulevard pour effectuer un vrai travail de sape tel qu’aujourd’hui il réussit à atteindre un symbole tel que Diam’s. Cela nous revoie à notre propre échec.
Lorsque les jeunes des banlieues défilent dans la rue, que demandent-ils ? L’égalité. Ils ne demandent pas de mosquées. Or, c’est ça la réponse des politiques. Je suis effarée de voir le nombre de mosquées qu’on construit en ce moment en France.

Donc, pour vous, c’est plus qu’une « décision personnelle et privée » de la chanteuse, comme on a pu l’entendre un peu partout ?
On analyse un fait comme s’il était ponctuel et ne se rattachait à rien. Or il existe dans un contexte précis, national et international. Partout, les islamistes font pression pour faire admettre leurs valeurs. La démocratie, ce n’est pas dire que tout est permis. C’est un cadre. Or le voile est un symbole sexiste, et le sexisme est aussi grave que le racisme.

Votre famille s’est installée en France en 1994 pour fuir le FIS algérien. Et peu de temps après votre arrivée, vous vous demandez: « Etions-nous en train de vivre dare-dare l’expérience algérienne sous un angle différent mais non moins terrifiant ? » Vous pensiez que les islamistes étaient en train de faire en France ce qu’il avaient fait en Algérie ?

Oui, et je le pense toujours. Et même encore plus. Je vois la régression s’installer. Un exemple : le titre de mon livre ne m’a jamais posé le moindre problème au Québec et au Canada, où pourtant la religion fait partie de la constitution. Eh bien ici, en France, pays de la laïcité, je ne cesse d’être taxée d’islamophobie — notamment par les Indigènes de la République. Cette victimisation systématique des musulmans, cette accusation dès qu’on ose évoquer l’Islam de façon critique, tout cela est pour moi le signe d’une montée en puissance de l’islamisme politique en France. Les politiques sont bien trop complaisants dans cette affaire.

Vous parlez de la gauche ?
Oui, une partie de la gauche  — mais pas seulement — se montre étonnamment complaisante. Elle préfère fermer les yeux et laisser pourrir la situation. Résultat : je n’ai jamais vu autant de voiles islamiques qu’en banlieue parisienne — mes parents habitent à Saint-Denis, dans le 93.
J’ai été choquée récemment par une scène vécue à la Courneuve un vendredi après-midi : j’ai vu des gens bloquer plusieurs rues en toute illégalité, et y prier. Où sont les pouvoirs publics ? Que font-ils ?
La tâche des islamistes est d’autant plus facilitée qu’en face il n’y a pas de perspective politique claire. Quand j’entends le président de la République dire que l’instituteur ne remplacera jamais le curé ou expliquer, en direct d’Arabie Saoudite, que le religieux doit avoir toute sa place dans la vie publique, je suis très inquiète. Car c’est un message très grave.

                                                      D. Benhabib: «Le voile de Diam's est une régression. Et c'est notre échec»
Vous expliquez dans votre livre que la stratégie des islamistes comporte trois volets : le premier consiste à distribuer des millions, via des associations. Le second à terroriser les musulmans qui osent sortir du rang. Le troisième à terroriser les occidentaux qui osent critiquer l’islam… Sur ce dernier point, vous estimez que c’est une stratégie délibérée ?

Oui, bien sûr. Il suffit de regarder ce qui s’est passé ces dernières années. Où ont eu lieu les premières manifestations de haine contre Salman Rushdie ? A Londres. C’est bien après que Khomeini a réagi. Plus récemment, dans l’affaire des caricatures de Mahomet, d’où est partie la grogne ? Du Danemark. Et ce sont les islamistes danois qui sont allés, ensuite, chauffer les troupes au Caire !
On ne peut plus rien dire, rien faire, sans être ostracisé, voire menacé, accusé d’islamophobie, de racisme. Résultat : Tariq Ramadan passe de plateau télé en plateau télé pour porter la bonne parole, sans qu’on ne dise plus rien. Le combat contre l’islamisme est très inégal. Et l’islamisme prend vite. Très vite.

Vous vivez au Québec. Là-bas aussi, on retrouve ce terrorisme intellectuel ?

Les accusations d’islamophobie existent, notamment grâce à une partie de l’élite intellectuelle qui, à un moment, a totalement verrouillé le débat. Mais au Québec, il existe un large consensus contre les accommodements religieux et pour enchâsser la laïcité dans une charte — car nous n’avons pas la chance d’avoir cela. Et c’est une vraie volonté populaire. Je ne ressens pas ça en France.

Ma Vie à contre-Coran, de Djemila Benhabib, vlb éditeur. Retrouvez le livre sur Amazon.

*Djemila Benhabib, 37 ans, a vécu en Algérie, en France. Elle est aujourd'hui installée au Québec, où elle est fonctionnaire du gouvernement fédéral canadien.
Par le blog laïque de champs - Publié dans : Feminisme et laïcite
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Citation

"Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire, c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques"

 

Jean Jaurès (Juillet 1903)

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